Pr Docteur Roger-Vincent KAPALAYI MUTANGA


Né à Kabuluku (Bashi-Muluamba), le 20/12/1968,
Secteur de Kavula, Territoire de Kazumba dans le Kasaï
–Occidental. Roger-Vincent KAPALAYI MUTANGA est


Docteur en Sociologie, Diplômé d’Etudes Approfondies en Sociologie,
Licencié (deux fois) en sociologie et en animation culturelle, Diplômé
d’Etat des humanités sociales. Ancien Assistant Principal du
Secrétaire Général Administratif de l'INA, ancien Secrétaire chargé de
Recherche au Département de Sociologie et Anthropologie de l'UPN,
ancien Professeur des humanités sociales à l'Institut Mbaki et au
Complexe Scolaire Maman Lumanu à Kinshasa. D’abord assistant, ensuite Chef de Travaux,
actuellement, il est Professeur Associé à la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et
Politiques de l'Université Pédagogique Nationale et, visiteur à l'Université Chrétienne Cardinal
Malula et à l’Université William Booth. Secrétaire Chargé de l'Enseignement au Département de
Sociologie et Anthropologie de l'UPN, il est aussi membre du Comité National de la Communauté
des Babindji du Congo, en sigle COBICO.
Chercheur, son domaine de recherche s'étend sur la sociologie de développement, la sociologie
des loisirs, la sociologie de l'art et sur la culture et le développement. A ce jour, il compte plusieurs
articles publiés dans les revues scientifiques.
DE L’OUVRAGE
Considérées comme une nouveauté, les connaissances empiriques sur la société bindji démontrent
que la parité homme-femme n'est pas une actualité car, elle a été déjà vécue. Fondée sur les
valeurs culturelles authentiques notamment sur le système socio-parental bilatéral ou double
descendance qui prend en compte, la parentèle patrilinéaire , « bushindji »et la parentèle
matrilinéaire, « bulungu » ainsi que la division sociale et technique du travail, la parité

Homme femme telle que conçue actuellement ne pourrait pas être acceptée dans cette société comme une
nouveauté, synonyme d'acculturation. C'est ici qu'il convient de noter que, la parenté se révèle
comme une charpente de toutes les sociétés, traditionnelles ou modernes et que, si on a compris la
logique de ce système, on sait aisément définir la matrice des autres systèmes de la vie sociale
aujourd'hui.


On peut pour autant affirmer que la famille conjugale est le fondement de la société moderne
composée de l'homme et de la femme, autant on peut aussi dire que le système de parenté
constitue la matrice qui structure l'ensemble de la société aussi bien traditionnelle que moderne.
De ce point de vue, il y a lieu de noter que la parité homme-femme n'est pas une actualité dans les
sociétés congolaises à l'instar de la société bindji (mbagani) ici en étude. Telle qu'elle est conçue et
appréhendée par la majorité des femmes politiciennes, la parité pose des problèmes sociologiques
sérieux en R.D.Congo.

 


Tenant compte de ces problèmes dans la mise en application des lois en la matière, les décideurs,
législateurs et activistes des droits de la femme peuvent se servir de ces analyses pour prôner une
parité homme-femme réellement de qualité et non de quantité. Cet ouvrage essaie de réorienter les
débats déjà entamés sur la question en R.D.Congo en vue d'éviter le raisonnement par procuration
et d'interroger par conséquent, les valeurs culturelles locales chaque fois qu’il est nécessaire.
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